« KAKASHI HATAKE ; A HURTED HEART »
Prénom: KakashiNom: HATAKEAge: 30 ansVillage de Naissance: KonohaVillage maintenant:
Konoha
>> Psychologie: Hasardez-vous à vouloir en savoir plus sur moi, et vous comprendrez que ma vie est secrète. Réservé, je ne dévoile absolument rien, ne serait-ce même la couleur de mon visage. Néanmoins, si au premier abord, je parais individualiste, je favorise le travail d’équipe ; la mésentente entre coéquipiers ne mène qu’à la défaite et la mort. Ainsi, ne comptez pas sur moi pour favoriser les ninjas qui se croient supérieurs…
Je n’ai pas été toujours de cet avis ; avant, je me croyais seul plus fort qu’avec mes camarades, mais j’ai réalisé que je me leurrais gravement. Cette seule pensée à conduite à la mort de mon meilleur ami, et je le regrette profondément.
Je suis chaleureux avec mes compagnons, et je sais faire preuve d’une ironie tordante au besoin. Cependant, le sérieux est une qualité qui m’appartient, et je travaille avec rigueur. Mes élèves me jugent certainement sévère et bizarre ; en effet, je passe mon temps à lire des bouquins un peu louches, je l’admets.
Passons sur tous ses aspects mineurs de moi, et passons à la véritable personne que j’abrite dans mon cœur. Loyal, engagé, protecteur, tels sont les mots d’ordre dans mon univers. D’une intelligence subtile, mon sens de la stratégie me permet de développer un style de combat unique, basé sur ma rapidité d’enchaînement. Si notre monde passe par la mise à exécution de bon nombre de mes semblables, j’essaye de ne pas trop m’en attrister ; après tout, c’était écrit, non ?
Si je parais froid et distant, c’est que je m’attache avec une lenteur exaspérante aux gens, mais que voulez-vous, c’est ainsi.
Mais encore, en période normale, je suis la décontraction même. On me reproche souvent de l’être un peu trop, mais je ne peux renoncer à ce que je suis.
>> Apparence: Je mesure 181 centimètres, pour le poids de 67,5 kilos. Mes cheveux reflètent une couleur argentée comme un cygne, éternellement coiffés dans un désordre calamiteux. Je suis fin, mais des muscles saillants ornent mon corps entier. Mon visage est recouvert d’un masque qui dissimule un de mes yeux, celui du sharingan que m’a offert Obito à sa mort ; mon œil droit est noir de jais, de cette couleur si déstabilisante au moindre regard perçant. Toujours vêtu de la combinaison propre au Juunins, et le bandeau de Konoha me barrant le visage, j’arbore une position nonchalante adossé à un mur. Certains me trouvent cool, d’autres inutile, mais le regard d’aucuns ne m’atteint aucunement. Mon nez est aquilin, et peu importe mes lèvres. Des gants du village caché des feuilles me protègent les mains. Je crois que c’est à peu près tout. Vous découvrirez bien le reste par la suite.
>> Histoire:Silence. La maison est vide. Le froid saisissant dans la pénombre m’enveloppe tout entier. L’astre de la nuit, haut dans le ciel obscur, éclaire avec peine la pièce ou je me tiens. Je frissonne ; je songe à lui. Lui, donc chaque pas, chaque geste, chaque sourire forçaient le respect et l’autorité. Pourtant, il vient de se donner la mort ; un unique kunaï planté dans son cœur. Les larmes ruissèlent sur mes joues, j’ai perdu un père, qui n’avait commis comme seule faute d’aider ses compatriotes blessés au combat plutôt que de mener à bien sa mission. Le monde est injuste. Pourtant, je dois me résoudre à comprendre que l’erreur de mon père est grave. Que Dieu lui pardonne, et que son âme repose en paix …
Aussi, à peine le soleil de nouveau levé, je devais déjà m’attarder à m’élever seul, orphelin de mon père. Je laissais derrière moi ma vie, pour prendre un nouveau départ basé sur l’ordre et le respect du règlement. Pour rien au monde je n’aurais désiré finir comme mon père. J’avais été fier de lui, et je ressentais sa mort comme une trahison. Intégré dans l’équipe de Minato Namikaze, je m’avérais être l’élève modèle de Konoha. Ceci dit, mes compatriotes, Lin et Obito, étaient minables dans leur genre ; lui incapable d’utiliser son sharingan, elle trop frêle pour le métier de ninja. Tout comme le mélodrame d’une pièce tragique, Obito aimait Lin, Lin m’aimait, et moi j’étais insouciant de tout cet amour que je refoulais sans peine, préoccupé par mon avenir qui s’annonçait flamboyant. Ironie de la gloire, et gloire du Destin ; cela ne se passerait pas ainsi.
En effet, au fil des missions, je ne faisais que renforcer mes idéaux pittoresques, rêvant d’un palmarès digne des sannins. Je développais une technique destructrice, mais qui accaparais toute mon attention au combat. Ainsi, je devais encore l’améliorer avant d’espérer pouvoir un jour rivaliser avec les grands. Minato ne cessait de vouloir réfréner mes passions glorieuses, mais je m’entêtais dans mes opinions. Vint le jour où l’on annonçât à mes camarades et moi que nous participions à notre première mission périlleuse, et je pétillais d’enthousiasme. Pourtant, je ne pouvais deviner combien cette mission changerait ma vie.
Nous partions donc, un air sérieux figé sur nos visages. En maître absolu, je prenais le commandement de cette troupe comique, dirigée par toutes mes intentions. Mais bien sûr, encore une fois, je ne pouvais prévoir les revirements funestes que me réservait mon avenir. Courant en formation triangle, nous traversions des bois profonds. Soudain, je pressentais le danger, et d’un signe bref de la main, j’invitais mes compagnons à s’arrêter. Nous étions dans un marais de roseaux, encerclés par cette plante exotique qui résistait si bien à tous les coups. Nos ennemis apparurent en un tour de main, venant de nulle part. Nous sortions nos armes, en formation combat. Ma détermination se laissait ressentir dans mon regard pointu ; je n’avais pas peur. La bataille, si ce nom peut convenir, s’exécuta en quelques millisecondes. A peine relevais-je le regard sur nos assaillants que Lin avait déjà disparue. Je sentis la rage monter en Obito, et l’indifférence siéger sur mon cœur. Je me rappelais l’erreur fatale de mon géniteur, et je ne désirais pas poursuivre l’ennemi ; la mission était primordiale. Cependant, ce lâche se refusait à l’abandonner à son sort. Alors, ce fut pour moi la révélation …
Force d’arguments pour me convaincre, il réussit – je ne sais comment – à me chambouler. Je me résignais à l’accompagner. C’était un jour nouveau pour moi, j’avais compris une chose essentielle : l’entraide. Malheureusement, lorsque nous retrouvâmes nos assaillants, c’était pour comprendre qu’ils étaient bien trop forts. Obito explosa de colère, et réussit à réveiller son sharingan, et je l’observais d’un œil nouveau, émerveillé malgré moi. Ce fut une rude bataille, et nous combattions désormais à forces égales. Il tua le premier adversaire, possédé par ses sentiments affectifs envers la prisonnière. Le deuxième retenait Lin dans une grotte, et nous nous battîmes tant bien que mal. Pourtant, même si nous réussissions, à le tuer, j’y perdais un œil, et Obito bientôt la vie. Tout ne fut plus que pleurs et jérémiades, tristesse et lamentation. Alors, mon camarade fit un geste insensé, qui allait lui faire gravir les échelons de mon estime, pour demeurer à jamais mon meilleur ami. Il me pria, sur le seuil de la mort, de lui prendre un de ses yeux. Je me refusais à une telle barbarie, mais encore une fois, il sut y faire pour me persuader. Je me relevais, hybride, de cette bataille, le sharingan dans l’œil gauche. Cet œil me permit de perfectionner ma technique, et je tuais le dernier adversaire avec celle-ci…
La vie me réservait bien des malheurs, et alors que je comprenais enfin le sens de la mienne, je devais perdre mon seul ami. Je me rendais chaque jour sur sa tombe, pour rendre le mérite à ce ninja au cœur pur. Les années passèrent, et j’étais toujours ce ninja modèle, toutefois plus renfermé sur moi-même que jamais. Je devenais Juunin, puis Anbu, pour devenir finalement senseï d’une équipe de jeunes. Sakura, Naruto et Sasuke étaient leurs noms, et je me prenais vite en affection pour ces enfants encore. Le schéma de l’équipe était identique à celle de mon vécu, Sasuke se tenant pour puissant et n’ayant à l’idée que de se venger de son frère. Je les entraînais vivement, leur transmettant tout mon savoir. Naruto était l’hôte d’un des démons de notre monde, et la tâche était ardue. Le scénario se devait d’être compliqué : Sasuke devint un déserteur, et les deux restants s’acharnaient à le retrouver. Mélancolie et Ignorance, je comprenais trop bien ce qui les poussait à agir.
Les années passèrent, et mes apprentis grandirent ; l’un sous la tutelle de Jiraya, et l’autre sous celle de l’Hokage Tsunade. L’Akatsuki, organisation de malfaiteurs, recrutait Sasuke, et la bataille contre les villages cachés s’annonçait proche. Je me devais de me préparer à l’affrontement prochain. Le tour des nouvelles générations était venu, et ma mission serait de les diriger au combat. L’avenir était incertain, mais je faisais de mon mieux pour aider. Que la Guerre commence !